Ce qu’il faut retenir du CES 2015

Actualité ekino -

Quelles sont les tendances annoncées ?

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Ce qu'il faut retenir du CES 2015
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Entre les TV 4K et les smartphones les plus fins du monde, le CES 2015 aura surtout été marqué par de fortes tendances wearable, smart car et réalité virtuelle. De quoi nous occuper pour un moment dans les bureaux d’Ekino ! En avant pour une revue de quelques annonces et voyons ce que cela augure.

Smartwatches

Bien entendu, impossible d’échapper au CES à la floppée de smartwatches. Alcatel tout d’abord avec la OneTouch Watch. Le design vous rappelle fortement quelque chose non ? Elle ressemble tant à la Moto 360 qu’elle en a le même défaut en bas de son écran, n’en déplaise aux rendus 3D. Pas d’Android Wear pour celle-ci, ce sera un OS custom. 129€ et disponible en mars. Alcatel One Touch Smart Watch

Sony y est allé aussi de sa Smartwatch 3 embarquant Android Wear. Toute en métal, GPS intégré et deux toutes nouvelles applications iFit et GolfShot complètent le package. Prix à déterminer. Sony Smartwatch 3

On pourra aussi citer la Withings Activité Pop, version moins chère de la Activité (150€) et une autonomie de huit mois ou le Lenovo Vibe Band VB 10 avec son écran e-ink à 89€. Bref plus de choix, plus d’autonomie, moins chères, est-ce que ça suffira à rendre les smartwatches indispensables ?

Bijoux connectés

Les wearables font leur chemin dans le milieu de la mode et de l’accessoire. La technologie disparaît de plus en plus et se fond dans des objets plus luxueux (ou qui veulent le paraître). BlueJewelz croit au bijou connecté et présente sa nouvelle collection conçue autour d’un disque qui embarque toute la technologie. Le disque vibre si vous vous éloignez trop de votre smartphone et pour vous notifier que l’un de vos contacts privilégiés vous envoie un e-mail, SMS ou un appel. Bijoux connectés Bluejewelz

Sympa mais rien de révolutionnaire ? Alors que pensez-vous de ça : Misfit s’est associé le savoir-faire de Swaroski pour réaliser un tracker d’activité autour d’un cristal de la célèbre maison. Un simple tracker d’activité de luxe quoi… Que nenni ! Le Swarovski Shine n’a même plus besoin d’être chargé. La lumière suffit à alimenter les capteurs qui trackeront votre activité et votre sommeil. Oui, comme la vieille calculette de maman. C’est un sacré pas pour les wearables. S’il devient inutile de les charger ou de changer les piles, on verra la fin d’un frein considérable à leur adoption !

Swarovski Sine Activity par Misfit

La mode la mode la mode !

Sophia Loren disait : « Une robe devrait être comme des barbelés : efficace sans entraver la vue. » Qu’aurait-elle dit de la dernière création d’Anouk Wipprecht ? Issue d’un partenariat avec Intel, la Smart Spider Dress est fascinante. Imprimée en 3D et construite autour de la plateforme Intel Edison, elle réagit non seulement à 12 états émotionnels différents mais aussi à son environnement (jusqu’à 7 mètres). Au CES, elle déployait ses pattes si un curieux s’approchait d’un peu trop près. Une vidéo de ses mouvements vous familiarisera plus avec la bête. Intel Smart Spider Dress par  Anouk Wipprecht

Bien entendu, ce n’est pas une tenue que l’on portera dans nos rues. Mais à la manière de la Haute Couture, ces créations portent la graine de ce que sera la mode et joue avec les possibilités qu’elle nous offrira dans un avenir proche. À suivre !

Intel met les bouchées doubles

En parlant de la Edison, Intel met vraiment les moyens pour devenir l’incontournable des objets connectés et des wearables DIY. La célèbre compagnie va encore plus loin dans la miniaturisation et présente le Intel Curie. De la taille d’un bouton, cette pépite embarque un micro-contrôleur, un accéléromètre, un gyroscope et bien entendu du Bluetooth BLE. Un puissant concentré basse consommation. Si Intel a raté le coche des processeurs pour tablette, la compagnie compte bien peser lourdement sur l’internet des objets. Intel Curie

Turbo

Le CES 2015 a pris des airs de salon de l’auto avec toutes ces innovations autour de la voiture. On commence fort avec Mercedes-Benz et la F015, un concept car électrique et autonome, dont l’intérieur est tapissé de six écrans permettant de contrôler le bolide. Les sièges se retournent (y compris celui du conducteur) pour que les passagers puissent se faire face et jouer au nain jaune pendant le voyage.

Mercedes F015

Rien de bien nouveau comme technologies embarquées mais c’est la première fois qu’autant d’innovations sont réunies en un seul véhicule réellement fonctionnel. En bonus une petite vidéo de la F015 pour rêver un peu. Mention spéciale à la Audi A7 Sportback a carrément fait le trajet pour le CES depuis la Silicon Valley toute seule ! Soit 900 km comme une grande. La voiture autonome n’est vraiment plus une simple vision du futur.

Audi A7

Nvidia aussi met son nez dans nos voitures et travaille plus sur une assistance à la conduite. Le Drive PX (P pour Pilot) est un système composé de deux processeurs X1 et de douze caméras. Il détecte les piétons, les autres voitures ainsi que leur catégorie, les feux etc. Pas encore testé en conditions réelles, le Drive PX intéresse pourtant déjà plusieurs constructeurs. Le Drive CX (C pour Cockpit) quant à lui est dédié à l’infotainment : le tableau de bord permet l’accès à de nombreuses informations de conduite, au GPS, à la radio etc… Une plateforme prenant la forme d’une tablette qui remplacera la console centrale. Et qui sait ? Un jour peut-être une API ? BMW va sauver nos après-midis IKEA : La BMW I3 va chercher une place et se garer toute seule pendant que vous hésitez entre une chaise Varümkts et un tabouret Krkrshäss. Une fois fait, vous sortez devant le magasin et d’un élégant appui sur votre smartwatch, vous demandez à la voiture de venir vous chercher. Juste magique.

Mixed reality, augmented reality et virtual reality

Depuis l’arrivée d’Oculus, et de son casque bien connu, pas mal de boîtes se mettent à proposer leur solution. Si l’Oculus reste le mètre étalon, CastAR de Technical Illusions apporte sacrément son lot de nouveautés. Ce sont des lunettes à réalité mixte puisqu’elles offrent une réalité augmentée mais avec l’accessoire Clip-On, elles se transforment en lunettes de réalité virtuelle. La position de la tête est déterminée grâce à la caméra haute résolution entre les deux lentilles. Encore en précommande hélas. CastAR Casque de réalité mixte

Real players know it, Razer est un poids lourd du furious gaming et des foufous R0xX0Rs. Et quand Razer se met au casque à réalité virtuelle on se tait et on écoute. Un casque avec une résolution de 1080×1920, 60 FPS et 401ppi, avec la possibilité de le changer si un écran plus puissant montrait le bout de son nez. Un système de positionnement complet accéléromètre, gyroscope, boussole. Des connectiques USB internes et externes pour de nouveaux périphériques. On y trouve aussi un système audio 3D pour un univers sonore spatialisé. Le kit de développement sera disponible en juin pour 200$ mais le plus beau n’est même pas là…

Razer OSVR

Ce casque est opensource ! Hardware et sofware ! Razer est l’un des piliers de l’OSVR (Open Source Virtual Reality) aux côtés de Sixense, LeapMotion, Ubisoft et de nombreux autres. Le kit et les plans se trouvent sur le site de l’OSVR. Autant vous dire qu’à ekino, c’est le genre d’initiative qui nous chatouille la R&D.

Et alors ?

Et bien cette année le CES 2015 nous aura surtout confirmé la plus grosse tendance : la multiplication des plateformes.
Au desktop, au mobile, à la TV, s’ajoutent aujourd’hui les systèmes embarqués : voiture, wearable et tout un tas de nouvelles “réalités” en bonus. Ce ne sont plus des domaines réservés aux industriels et à leurs ingénieurs. Ce sont des domaines qui ont besoin d’une expertise sur le service, les interfaces, l’expérience.
Cette grande diversité de plateformes demandera de nouvelles façons de les rassembler autour d’un service global et de son expérience. Une expérience unifiée autour, par exemple du smartphone ou de la smartwatch, qui permet l’accès de façon intelligente à son écosystème de services, semble de plus en plus nécessaire. Les industriels l’ont bien compris et mobilisent de agences et développeurs autour de leurs produits en ouvrant leurs API, en lançant de plus en plus de programmes et de pré-séries.

Plus que jamais, 2015 promet d’être l’année de riches collaborations entre industriels et innovateurs qu’il s’agisse de partenaires, d’agences, de développeurs voire même de particuliers.

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